Es.
El cortometraje documental de la directora zapoteca Luna Maran comienza con un intertítulo contundente: «No sabía que era pobre hasta que entré a la escuela». Esta frase, aparentemente simple, invita a una profunda reflexión sobre la identidad y la confrontación entre la percepción personal y las creencias sociales.
Sin diálogos, Maran adopta un estilo inspirado en el « cine ensayo » y la « caméra-stylo », donde los intertítulos actúan como discretas guías narrativas, dejando que las imágenes hablen por sí solas. A través de su cámara, descubrimos la vida de un pueblo, de una montaña, de sus habitantes y de sus festividades. Cada plano está impregnado de una rica sensibilidad visual, acompañada únicamente por la música del compositor ayuuk Eduardo Díaz Mendez, cuyas melodías se armonizan con los paisajes, las emociones y la cultura que se despliega en pantalla.
El filme narra, a través de un montaje poético, la historia de una persona quien, al salir de su comunidad, es persuadida de que es pobre. Quince años después, regresa para redescubrir y mostrar la belleza de sus raíces: paisajes majestuosos, festividades llenas de vida y la oportunidad de volver a bailar con quienes ama. Los planos en cámara lenta capturan la esencia de este retorno, expresando el deseo de congelar esos momentos de belleza y prolongar la riqueza de los instantes compartidos. Así, entendemos que el intertítulo inicial evoca la « pobreza », mientras que las imágenes desvelan una gran riqueza cultural. La naturaleza y las tradiciones se muestran como un patrimonio valioso que deseamos conservar.
Con este filme poético, Luna Maran plantea implícitamente preguntas sobre cómo se perciben la riqueza y la pobreza en la visión occidental y cómo influyen las voces externas en la identidad cultural. ¿Somos lo que los demás dicen de nosotros?
Fr.
Le court-métrage documentaire de la réalisatrice zapotèque Luna Maran s’ouvre avec un intertitre percutant : « Je ne savais pas que j’étais pauvre jusqu’à ce que j’aille à l’école. » Cette phrase, simple en apparence, invite à une réflexion profonde sur l’identité et la confrontation entre la perception personnelle et les croyances sociales.
Sans dialogues, Maran adopte un style inspiré du « cinéma essai » et de la « caméra-stylo », où les intertitres servent de discrets guides narratifs, laissant les images parler d’elles-mêmes. À travers sa caméra, nous découvrons la vie d’un village, d’une montagne, de ses habitants et de leurs traditions festives. Chaque plan dégage une sensibilité visuelle riche, portée uniquement par la musique du compositeur ayuuk Eduardo Díaz Mendez, dont les mélodies s’harmonisent avec les paysages, les émotions et la culture qui se déploient à l’écran.
Le film évoque, à travers un « montage poétique », l’histoire d’une jeune femme qui, après avoir quitté sa communauté, a été amenée à se sentir pauvre. Quinze ans plus tard, elle revient pour redécouvrir et montrer la beauté de ses racines : des paysages majestueux, des festivités pleines de vie et l’occasion de danser à nouveau avec ceux qu’elle aime. Les plans en ralenti capturent l’essence de ce retour, exprimant le souhait de figer ces instants de beauté et de prolonger la richesse des moments partagés. Ainsi, nous comprenons que l’intertitre initial évoque la « pauvreté », alors que les images révèlent une grande richesse culturelle. La nature et les traditions se présentent comme un patrimoine précieux que nous souhaitons conserver.
Avec ce film poétique, Luna Maran soulève implicitement des questions à propos de la façon dont la perception occidentale perçoit la richesse et la pauvreté ainsi que l’influence des voix extérieures sur l’identité culturelle. Sommes-nous ce que les autres disent de nous ?
Une réflexion sur « Aquí viví, de Luna Mara, Mexique, 9 min. Paloma de la Garza »